Hier, samedi, petite ballade au Palais de Tokyo, le rendez-vous des week-ends de mauvais temps.
Expo dans le nouvel espace en construction absolument magnifique: pseudo friche industrielle, réhabilitée juste ce qu'il faut pour permettre à l'Artiste d'installer toutes ses oeuvres.
L'Artiste en question, c'est Sophie Calle, et elle a décidé de nous en mettre plein la gueule avec la mort de sa très chère maman. En effet, l'installation géante a pour thème les derniers instants de la vie de Rachel, Monique, Szyndler, Calle, Pagliero, Gonthier, Sindler.. (sa mère sous différentes indentités, c.f le descriptif de l'installation).
Réussi donc car on ressort de là dans le même état d'esprit que lorsque l'on sort d'un enterrement: des frissons, une grande envie d'aller se coucher pour oublier mais également (et étonnament) une envie de cappuccino et d'une bonne part de cake au citron (le goûter là-bas n'est pas trop mal je dois dire..).
L'âme de sa mère erre dans le Palais c'est incroyable. Traumatisée l'artiste, elle filme sa mère dans ses derniers instants de vie et nous projète ce mini-film dans la reconstitution d'un cercueil en bois, avec en prime, les toussottements de fin de la madre. Glauque, vous me direz, mais extrèmement bien réussi. Car Sophie a la faculté de ne pas pondre des expos de merdre. Sa réflexion est extrèmement bien menée, et il y a un réel fil conducteur dans son travail. J'entends, elle ne se contente pas de nous peindre 3 monochromes en nous expliquant qu'il faut voir au delà de l'oeuvre.
Ici, non seulement on arrive à voir au-delà de l'oeuvvre, mais en plus elle nous donne de la matière. On entre en elle, on ressent ce qu'elle ressent et on vit la mort de sa mère comme la mort de notre propre mère.
Satisfaction totale donc à la sortie! Voici mes photos:
La petite Karolynn complètement absorbée...

merci, ce voyage à Paris :)
RépondreSupprimerLes expos manquent ici !
j'aurais bien voulu voir ça !!
RépondreSupprimerAvec plaisir :)
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